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Fracture identitaire de Aissatou Diamanka Besland

Fille de tirailleur sénégalais, Aïssatou DIAMANKA-BESLAND est née en 1972 au Sénégal. Elle est la troisième d’une fratrie de 4 sœurs et 3 frères. Son enfance, se passe à Pikine, son lieu de naissance, une banlieue proche de Dakar où se trouve la maison familiale. Elle y commence ses études primaires et collégiales jusqu’à l'obtention de son Brevet.

Elle choisit la Série D(scientifique) mais son professeur de français change son option sans la prévenir et l'oriente en série A (littéraire).

 

Elle commence ainsi sont cycle secondaire au Lycée Limamoulaye où elle sort quelques années plus tard première de sa classe de Terminale. Mais à cause d'une grève suivie d'une année blanche, elle est obligée de reprendre son BAC qu'elle obtient l'année suivante au Lycée Lamine Gueye de Dakar. C’est dans son pays natal qu’elle a commencé à écrire des textes, des poèmes et des chansons à l’âge de 12-13ans

Elle entreprend des études de lettres au département d'anglais de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et en même temps au British Consul où elle atteint le Level 6. En 1997, elle s'inscrit à l'ISSIC (l'Institut Supérieure de l'Information et de la Communication) où elle obtient un BSTC(BTS) en Information Communication.

Sa mère travaille comme Assistante de Direction à l’Institut Pasteur à Dakar avant d’occuper le même poste à l’ISRA (Institut de Recherche Agronome). Cette dernière disait d’elle qu’elle était «un petit corps rempli de questions».

Son père, ancien «Tirailleur sénégalais», a fait les Guerres d’Indochine et d’Algérie pour la France. Après l’Armée Français, il rejoint celle sénégalais après les indépendances, avant d’occuper un poste de conducteur de bus à la SOTRAC (La société nationale de transports) jusqu’à sa retraite. A cet homme, elle dédie la plupart de ses écrits. Elle dit de lui qu’il a «un cœur grand comme le monde».

Elle arrive en France en 1999 et entreprend des études de Sciences Politiques. Elle obtient successivement une Licence et une maîtrise.

Fracture identitaire ! A Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité. Essai, Ccinia Editions, Collection Hasangha, 186p,18

Ecrit sous forme de chorale, « Fracture identitaire ! A Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité. », est l’histoire de Sambel, Yama, Biram, Alboury, Bougouma, Idy, des français d’origine étrangère. Leur père est venu en France à la fin des années 60 pour y travailler et qui, grâce au regroupement familial, fait venir leur mère Khady. Le mythe du retour au pays et la ténacité à la tradition hantent ces deux derniers.

La discrimination et la recherche de repères identitaires sapent la vie de leur progéniture, ces Français de « couleur », avec des prénoms venus d’ailleurs. « Fracture identitaire ! A Baltazare, il n’y a pas d’ascenseur dans la cité. » Est truffé d’humour tout en mettant la vérité à nue. Il dépeint la vie au quotidien d’une famille d’immigrés et de leurs enfants dans la société française.

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