Plus que jamais, il faut attiser la flamme d’espoir qu’il y a en chacun de nous. Les statistiques concernant l’Afrique sont certes choquantes, mais nous sommes de plus en plus d’âmes optimistes et sensibles à vouloir aider ce grandiose continent.
Mon nom est Jasmyn Beauséjour, j’ai 18 ans et je suis citoyen du monde. L’été dernier, j’ai eu l’énorme chance de découvrir une partie du Mali. En passant par les régions de Sikasso, Koulikoro, Ségou et Mopti, j’ai approfondi mes connaissances au sujet de la coopération internationale.
Puisque j’avais été sélectionné, en 2009, Lauréat du Prix L’ŒUVRE LÉGER au Gala du programme Forces Avenir au secondaire, j’ai pu vivre cet enrichissant stage d’observation. Depuis la soumission de ma candidature, je chérissais la possibilité d’aller en Afrique. On m’a proposé trois pays pour réaliser mon stage. Ma joie était à son paroxysme lorsque j’ai transmis mon choix : le Mali.
La chaleur que j’ai sentie en posant le pied sur le tarmac de l’aéroport malien n’a d’égal que la chaleur humaine dont je fus témoin : jamais je n’oublierai les regards de reconnaissance et d’espoir que les gens posaient sur nous, les blancs. Nous étions quatre à voyager de village en village pour constater les répercussions positives engendrées par le travail des ONG partenaires de L’ŒUVRE LÉGER au Mali. Par exemple, dans la commune de Soye, composée d’une vingtaine de villages, le taux d’alphabétisation est passé de 0,1 % à 20 % depuis le début de l’aide des ONG, sept années auparavant. Les familles peuvent maintenant s’alimenter toute l’année, avoir des semences pour la prochaine récolte, nourrir leurs animaux et avoir des excédents de récolte afin de générer des revenus. Ces résultats incroyables sont rendus possibles par l’approche de développement local telle que développée par l’organisme SUCO-Mali, partenaire malien de L’ŒUVRE LÉGER.
Dans un premier temps, des sessions d’alphabétisation sont organisées. Les villageois reçoivent aussi une formation d’une trentaine d’ateliers. Ces derniers visent à démocratiser la population – donner aux femmes et aux jeunes la place qu’ils méritent – et à l’outiller pour gérer un fonds de développement. Lorsque la population atteint un seuil de formation préalablement fixé par l’ONG, elle reçoit un fonds de développement qu’elle doit administrer.
Afin de favoriser des activités génératrices de revenus, ce fonds est distribué sous forme de prêts. J’ai été heureux d’apprendre que la majorité des prêts et les intérêts de 10% leur étant reliés sont totalement remboursés. Cette augmentation en capital permet des investissements sous forme d’initiatives villageoises : banque de céréales, de bétails, fonds d’aide sociale, production de compost, etc. Ainsi, les Maliens sont des débiteurs solvables : il faut leur faire confiance! Ils sont totalement en mesure de gérer pertinemment les fonds que nous leur octroyons. Je suis d’avis que le développement international devrait tout d’abord transiter par les personnes qui reçoivent l’aide. Ils sont les mieux positionnés pour déterminer leurs besoins les plus pressants et les stratégies de développement les plus pertinentes.
Dans le village de Soualibougou, où le fonds est géré par l’Association de Développement Villageoise, nous avons demandé que tous ceux qui ont vu leur vie changer depuis le début de l’aide lèvent la main. Une vague d’enthousiasme a alors déferlé sur nous alors que tous les villageois levaient la main frénétiquement et applaudissaient. Sous le coup des émotions, j’ai eu la confirmation qu’il est possible de changer le monde.
Pour ce faire, selon moi, il suffit de changer la vie d’au moins une personne. En Afrique, donc, le monde change tous les jours. Il ne faut pas se fermer les yeux, même si les conditions de plusieurs s’améliorent, d’autres se font encore exploiter, la corruption est omniprésente, certaines grandes corporations utilisent le continent africain comme dépotoir, le « dumping » continue et plusieurs autres tares existent encore.
Aujourd’hui, il faut combattre les partisans du statu quo et les promoteurs de l’inaction ! L’Afrique a certes besoin de notre aide, mais elle a surtout besoin de notre confiance. Il faut réaliser que la main-d'œuvre – les ressources aussi ! – est déjà présente sur le continent africain et qu’elle n’attend que d’être formée pour devenir porteuse de grands changements. Je crois en un monde meilleur où la justice sociale règnera. Pour cela, il faut que tout un chacun laisse de côté le pessimisme et le nihilisme ambiants dans lesquels d'aucuns se complaisent. Nous devons nous lever pour l’Afrique, nous devons nous lever pour la justice, nous devons nous lever pour nous-mêmes.
Jasmyn Beauséjour

ADAMA MARIKO
said:
|
... Merci Jasmin pour ce témoignage vibran pour mon continent et mon pays le Mali. Merci pour cette interpellation de tous les hommes en direction de l'Afrique et sur des africains pour mieux gérer ce que L'OL dans son soucis de restaurer la dignité humaine met à la disposition des communautés africaines et plus particulièrement malienne. Félicitation, je t'encourage à poursuivre ton combat. Du courage ! ! |
|
Jasmyn Beauséjour
said:
|
... Bonjour Adama, Je suis très content d'avoir de tes nouvelles. Mon expérience au Mali m'a vraiment touché et j'en garderai un souvenir inébranlable. Je me fais un devoir de transmettre ce que j'ai vu et de transmettre la passion que j'ai pour la coopération internationale. La façon de faire de L'OL est très efficace, mais c'est surtout grâce à vos organisations, si bien organisées et si persévérantes. Je te retourne donc les félicitations et les mots d'encouragement! Continuez votre bon travail au Mali ! Jasmyn Beauséjour Porte-parole du programme Jeune citoyen engagé de L'OEUVRE LÉGER |
|
Luc Camara
said:
|
... Grand merci Jasmyn pour ce témoignage qui est le signe d'un réel engagement pour un monde meilleur. Beaucoup de courage et bonne chance pour la suite. NB: J'ai fais lire le texte par toute l'équipe, tous se rejouissent et te remercie pour ce témoignage qui les motive encore davantage. "I ni ce" Merci en bamanan! |
|
Pascal raud
said:
|
... Je sens que vpus aimez profondément l' Afrique et ses peuples si chaleureux, je vais partir au Sénégal en septembre ce ne sera pas mon npermier voyage sur le continent africain. A cette occasion j' ai choisi de ne pas voyager " séjour tout compris" mais comme je l' ai toujours fait, c'est à dire en apportant mes compétences et mes bras à ceux qui en ont besoin . J' ai donc lancé un appel aux dons sur Facbook avec de nomberux posts qui permettent de ne pas douter de mon honnêteté et de mes motivations . Pas un centime de ces dons ne me revient, tout va aux efants des rues de St louis au Sénégal. Je suis totallement bénévole et je paye mon voyage et mon séjour sur place. Alors si mon initiative vous interesse et que vous acceptez de la promouvoir , je vous ferai parvenir tous les éléments . Merci de votre attention et bonne soirée Cordialement Pascal Raud |
|

