L’année 2010 a marqué le tournant de l’histoire de plusieurs pays africains. Un demi-siècle d'indépendance, c'est l’occasion de parcourir l'histoire du continent, faire un bilan qui montre passablement les frasques dans tous les domaines.
Eu égard à l'immensité géographique du continent africain, le bilan économique reste négatif. En 1960, 14 colonies françaises deviennent indépendantes. Cette indépendance qui signifie aussi libération a été émaillée des sacrifices de quelques dignes fils du continent que l’histoire ne cesse de nous rappeler.
L’année 2010 symbolise un nouveau départ, 50 années après les indépendances pour les africains de la diaspora. C'est aussi un moyen de s'interroger sur le chao qui ne cesse semer la peur, disperser les énergies et donner la place au désespoir à la jeune génération. Les interrogations sont multiples.
Le bilan au terme de 50 ans de parcours, la reconstruction du continent, sans oublier l'exercice du pouvoir par les africains eux-mêmes et l'interrogation sur l'intolérable paradoxe de l'Afrique, continent regorgeant d'incommensurables richesses naturelles et humaines, mais paupérisé, assisté, fragilisé.
Le cinquantième anniversaire des indépendances obtenues au cours de l’année 1960 ouvre la porte à de somptueuses festivités au sein du continent, alors que la majorité des peuples africains vivent dans une pauvreté multidimensionnelle incommensurable, avec des dirigeants qui sont restés sans perspectives un demi-siècle plus tard. La responsabilité de cet état de choses incombe globalement aux instances dirigeantes, aux intellectuels, à la société civile et aux partis politiques qui animent la vie de « la nation. »
Le bilan est chaotique car les espoirs que l’indépendance a suscités dans ces différents pays restent vains quand on se souvient du sang qui a coulé, des sacrifices inestimables de nos héros. Les domaines dans lesquels le continent pouvait se distinguer sont tombés en ruines avec des matières premières souffrant d’une mauvaise gestion. Ainsi, l'Afrique malade est mal partie. La diaspora africaine se veut active et s'interroge non seulement dans un esprit critique, mais aussi et surtout pour sonner l'alarme et trouver des ébauches de solutions. Les contributions sont énormes, la volonté de faire et de réaliser certains projets se dessine, les membres de la diaspora sont passés de l’état des simples citoyens bénéficiant du statut de nationaux pour devenir acteurs agissant pour l'Afrique de demain.
Ils ont inventé un concept nouveau, «L’Afrique de demain» et se donnent les forces, organisent, vulgarisent, débattent sur les enjeux et perspectives du continent. Ils sont à l'extérieur du continent mais partagent la douleur que vivent leurs patries.
L’histoire de l'Afrique reste commune à tous les Etats : La traite des hommes, la colonisation et autres. Ce passé constitue un ciment pour la reconstruction du continent, chacun dans ses compétences est interpellé. Les associations à caractère humanitaire deviennent une initiative des africains à travers le monde, les acteurs agissant pour le bien du continent.
La plupart de ceux qui animent des conférences transmettent l'espoir et donnent la possibilité aux uns et autres de repenser un développement au profit des filles et fils du continent.
Il y a certes encore du chemin à faire mais cela n'empêche pas les nouveaux héros de visualiser un continent qui sort peu à peu de sa léthargie, laissant l’opportunité à ses dignes filles et fils de réécrire son histoire car il est possible d'oser inventer l’avenir en prenant le risque de redéfinir les lignes directives dans les domaines socioéconomique, politique et culturel sans se tromper.


