Quel est votre pays d’origine?
Cameroun
Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous? 20-40, 40-50, 50-60, 60-70, 70-80
J’ai 42 ans.
Pouvez-vous nous parler de votre cursus académique?
J’ai fait de brillantes études doctorales en management avec une spécialisation en leadership et en technologies informatiques à l’école des études avancées de l’Université de Phoenix aux Etats-Unis. J’ai eu une maitrise en Informatique et une Licence en Mathématiques et Informatique à l’Université de Yaoundé I (Cameroun).
Je suis membre de plusieurs réseaux scientifiques Etats-Unis et je collabore avec plusieurs universités et centres de recherche dans le monde dans les domaines de management, leadership, et technologies informatiques.
Je suis auteur de plusieurs publications scientifiques dans des revues spécialisées et des livres chez des éditeurs européens et américains.
J’anime des colonnes dans plusieurs journaux nationaux et continentaux et j’interviens régulièrement dans les médias audio-visuels (BBC, RFI, CRTV, STV, etc.) pour des sujets liés à la gouvernance en Afrique notamment l’usage des technologies informatiques pour la gestion des élections en Afrique.
Parlez-nous de votre parcours professionnel
J’ai commencé ma carrière comme tous les jeunes de ma génération dans l’enseignement.
- Enseignant de Mathématiques au Lycée technique de Nkolbisson (Yaoundé),
- Enseignant d’informatique à l’Université de Yaoundé I et à l’IUT de Douala (Université de Douala)
- Enseignant de Statistiques à l’Institut sous-régional de statistiques et d’économie appliquée (ISSEA).
- Enseignant a l’Ecole Normale d'Administration et Magistrature (ENAM, Yaoundé)
Apres les enseignements, j’ai rejoint la Commission des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à Yaoundé pour (1) mettre en place un système informatique et de télécommunications pour le Système des Nations Unies à Yaoundé et (2) définir et proposer les stratégies de mise en place des technologies de l’information et de la communication dans la sous-région d’Afrique centrale.
Ce travail a permis une coordination des stratégies et la mise en place des technologies informatiques au sein du système des Nations Unies au Cameroun. Ce travail m’a aussi permis de visiter et de conseiller les gouvernements de la sous-région d’Afrique centrale, mais aussi les institutions sous-régionales comme la CEEAC et l’ISTA, dans le domaine des technologies informatiques. Etant au Cameroun, j’ai été invité de mettre en place la plateforme informatique partout en Afrique dans le cadre de mes fonctions à la CEA.
J’ai été recruté par le Centre Informatique International des Nations Unies et me suis installé au siège de la CEA à Addis Abéba pour coordonner la mise en place des systèmes informatiques dans tous les bureaux de la CEA en Afrique.
Moins de deux années après, l’Office des Nations Unies pour les drogues et le crime (basé à Vienne-Autriche), me recrute pour la conception et la mise en place des systèmes informatiques de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent. C’est avec succès que j’ai travaillé à Vienne, au Nigeria, au Mexique, et à Doha. En 2008, j’ai été désigné par mes pairs, meilleur employé de l’année.
Vous êtes une personne notoirement engagée, quelles sont vos réalisations au sein de votre pays et ailleurs?
Je milite pour une bonne gouvernance et un nouveau leadership en Afrique. Mes combats tournent autour des axes suivants : (a) informatisation des élections en Afrique, (b) lutte contre la corruption en Afrique, (c) appui à ma communauté et mon pays sur l’adoption et l’usage des technologies informatiques, et (d) la transformation de mon village Nkom au Cameroun.
1) C’est la raison pour laquelle j’ai réuni 17 éminents enseignants-chercheurs africains afin d’élaborer et publier aux Editions l’Harmattan à Paris un livre collectif sur la problématique de l’informatisation des processus électoraux en Afrique : Cas du Cameroun. Ce livre a permis d’éclairer le débat sur la problématique de l’informatisation au Cameroun et en Afrique. Le livre a aussi propose des modèles qui sont entrain d’être mis en place dans plusieurs pays dans le monde. Ce livre a eu une appréciation écrite du Président de la République au Cameroun, Son Excellence Paul Biya. Il a aussi clarifié le débat sur le rôle de l’informatique dans la chose politique.
Je milite depuis 2004 pour que tous les pays africains informatisent au moins leur fichier électoral. Je reste convaincu que l’informatisation des processus électoraux, si elle est faite dans les règles de l’art, apportera une solution significative du point de vue de la transparence, la réduction des fraudes et la réduction des coûts. Je l’ai dit dans mon livre en 2004. C’est un pas décisif qu’il faut franchir, mais c’est une activité complexe qui demande de la méthode.
2) J’assiste des agences de prévention de la corruption et de renforcement de la loi dans la mise en place des outils informatiques pour lutter contre la corruption et le blanchiment de l’argent. La corruption constitue le principal fléau en Afrique. Je veux contribuer à l’anéantissement complet de ce fléau sur le sol africain. J’ai mis en place de tels systèmes informatiques dans des pays comme le Nigeria (http://goidm.unodc.org ), développé des modèles de lutte contre ce fléau, fait des présentations dans divers foras scientifiques, et publié des articles dans les revues spécialisées.
3) J’aide mon pays par des actions ponctuelles comme la remise d’un don de 80 ordinateurs à l’Ecole Normale Supérieure pour la formation des enseignants au département d’informatique et des Technologies éducatives.
4) Je milite pour le développement de mon village Nkom (www.nkom.net ). J’ai lancé, avec des amis et cousins, l’Association NKOM, qui poursuit les buts suivants:
- Promouvoir le développement socioculturel, ainsi que l’éducation et la formation scolaires dans des villages en Afrique et en particulier à Nkom (Log Nkol/Babimbi, Cameroun) et dans les villages environnants
- Mobiliser les ressources nécessaires et entreprendre des actions pour le développement des villages en Afrique et en particulier du village Nkom et des villages environnants.
- Promouvoir l’installation d’amenées ou puits d’eau, la production d’électricité grâce à des techniques modernes et respectueuses de l’environnement (Energie solaire par exemple), l’utilisation des technologies informatiques dans les villages en Afrique et en particulier à Nkom et dans les villages environnants.
Les projets sont en cours d’initiation. Ma vision est de transformer notre village, Nkom, qui est située en pleine forêt équatoriale et qui est dépourvu d’eau, d’électricité, de dispensaire, de routes bitumées, d'église etc, en un village moderne du 21ème siècle. L’un des projets innovants de cette initiative est le projet du village solaire : éclairer le village à base d'énergie solaire. C’est l’un de mes défis actuels.
Un message ou votre mot de la fin
Je crois à la valeur de l’éducation et du travail. L’Asie nous a montré que la seule force qu'il vaille la peine d’avoir, c’est la force du travail. L’Afrique pourra se développer dès que ses fils et filles se mettrons au travail dans un environnement bien géré, non corrompu, et avec un leadership affirmé. Voici mon rêve d’une Afrique de demain.
Mon ambition est de me mettre à la disposition de mon pays, le Cameroun, afin d’apporter mon expérience dans les domaines de management, leadership, et technologies informatiques ; une expérience accumulée depuis 14 ans avec le l’ONU et dans le monde universitaire.





