Back INTERVIEWS AQG - INTERVIEW Interview L'économiste Gabonais Jacques Okoué-Edou

L'économiste Gabonais Jacques Okoué-Edou

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Dans les années 1970, M. Okoué-Edou était un de ces gamins dont on parle ici en Amérique; ceux qui doivent parcourir des kilomètres et des kilomètres pour allerapprendre.

En effet, Jacques devait parcourir 10 kilomètres tous les jours pour aller à l’école. Heureusement, il quitta rapidement le village pour aller faire ses cours élémentaires à Libreville la capitale du Gabon, où il fut reçu au concours d’entrée au lycée d’État de l’Estuaire.

 

Son intérêt marqué pour les sciences économiques le conduisit à poursuivre des études universitaires dans ce domaine. Les difficultés financières et les facteurs de pauvreté lui firent comprendre rapidement qu’il lui fallait travailler dur s’il voulait réussir. Ainsi, il fût appelé à quitter le Gabon pour aller poursuivre son master II en Économie et Finances Internationales à l’université de Bordeaux en France. Il acheva en juin 2005 sa thèse de doctorat ayant pour thème «l’impact de la dévaluation du franc CFA sur une économie en développement : le cas du Gabon».

Une première césure entre sa période de formation académique et son parcours professionnel s’effectua lorsqu’il fût recruté par l’université de La rochelle pour y enseigner sur une période de deux ans.

En 2007, lorsque Nicolas Sarkozy arriva au pouvoir, son discours à caractère xénophobe motiva le départ de Jacques vers le Canada. En juin 2007, il atterrit donc à Québec où il effectua de petits boulots jusqu’à son recrutement par l’université du Québec à Rimouski (UQAR) pour enseigner les cours de Microéconomie, de Macroéconomie et Principes d’Analyse économique aux étudiants en administration. Parallèlement à cette deuxième expérience d’enseignant, le cégep de Limoilou l’engagea aussi pour faire les cours d’Initiation à l’économie globale. Ce ne fut pas tout car l’École Nationale d’Administration Publique (ENAP) lui proposa également d’enseigner le cours d’économie internationale pour une période de deux ans.

Bien que sa carrière fût en pleine effervescence, il ne baissa pas la garde. Avide de nouveaux défis intellectuels, M. Okoué-Edou s’inscrivit à deux masters (l’un en Administration des affaires à l’Université Laval et l’autre en Administration publique à l’ENAP) qui sont toutefois toujours en cours de réalisation.

Par l’entremise d’un blog dénommé « Pour un Gabon meilleur » qu’il tient depuis 2005, il s’ingénie au quotidien à contribuer à l’instauration d’une véritable démocratie participative et libérale au sein de son pays d’origine. Réel activiste politique, il est l’auteur d’un livre parût en 2007 intitulé « Pourquoi la dévaluation du franc CFA était-elle vouée à l’échec au Gabon ». Son deuxième livre intitulé « Le boom du pétrole au Gabon : un cas d’étude du syndrome hollandais », est toujours aux presses de l’université Laval et devrait sortir sous peu.

Par le biais de sa profession d’enseignant, il contribue d’emblée au développement culturel du pays en valorisant la connaissance du capital humain canadien.

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