Notre invitée Spéciale : Kimberley Reed, femme politique; directrice de campagne de Barack Obama Président des États-Unis d’Amérique AFQG.
Quel chemin avez-vous suivi pour arriver à ce poste, quelle est votre formation et votre parcours professionnel?
KR : Je suis avocate de formation.
J'ai été diplômée de la faculté de droit en 1989 et j'ai pratiqué le droit dans de grands cabinets d'avocats aux États-Unis et à l'international durant une période de huit ans. J'ai travaillé en Pologne et en Russie, et j'ai aussi fait pas mal de travail en Australie en Europe, en Afrique, en Asie, tout cela dans le cadre de ma pratique du droit. Au cours de cette période, j'ai été aussi très active dans le Parti Démocratique aux États-Unis.
J'ai travaillé sur de nombreuses campagnes électorales. J'ai travaillé comme bénévole sur quatre campagnes présidentielles y compris celle d'Obama. J'ai aussi travaillé sur plusieurs campagnes pour des postes au Sénat, ou au Congrès.
J'ai toujours été très active dans le domaine de la politique. On m'a offert de participer à la campagne électorale d'Obama parce que j'avais été très active au sein du parti démocratique à l'étranger. A cette époque, je vivais en Russie et j'avais démarré l'organisation des démocrates à l'étranger.
A ce moment-là, j'ai acquis de l'expérience dans l'organisation des partisans.
AFQG : Quelle a été votre tâche la plus difficile durant la campagne électorale du Président Obama?
KR : La tâche difficile a été la création d'une structure de la campagne internationale. Personne n'avait fait ça avant.
La campagne d'Obama a été la première à avoir la clairvoyance de lancer des opérations sur le terrain, ce qui signifie des postes d'enregistrement et de vote à l'extérieur des États-Unis.
La raison pour laquelle c'était important, c'est qu'il y a près de 10 millions d'Américains vivant à l'extérieur des États-Unis. Ils votent souvent dans les États qui ont été les plus importants pour la victoire d'Obama comme la Virginie, la Pennsylvanie et la Floride.
En mobilisant les électeurs de l'étranger, nous étions en mesure de fournir les voix dont il avait besoin pour gagner ces États. La tâche la plus difficile a été tout simplement de créer quelque chose à partir de rien.
AFQG : Diriez-vous que c'est la chose dont vous êtes la plus fière?
Oh, ma foi, la chose dont je suis la plus fière, c'est mes enfants. En ce qui concerne ma carrière professionnelle, oui, je dirais que oui.
AFQG: Aujourd'hui, nous sommes tout à fait accoutumés à l'idée d'Obama, homme noir et président des États-Unis.
Il n'y a pas si longtemps par contre c'est quelque chose que nombre de gens n'auraient pas cru possible. Diriez-vous que vous êtes une optimiste, aviez-vous cette vision avant?
KR : Absolument! Absolument! Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que la majorité des Américains n'étaient pas seulement prêts pour un président noir, mais dans certains cas avides à cette idée. Ils étaient impatients de voir des progrès significatifs, des progrès tangibles dans les relations raciales de ce pays. Ce n'était pas seulement le candidat noir le plus qualifié, il était le candidat le plus qualifié point. Ce n'était pas important qu'il soit noir. J'ai toujours été optimiste en pensant que le peuple américain saurait le reconnaître.
AFQG: Il y a eu tant de hauts et de bas dans cette campagne, quel a été le moment le plus mémorable?
KR : Je dirais qu'il y en a eu deux. Le premier s'est produit à Berlin. J'étais à Berlin durant les trois semaines qui ont précédé le discours d'Obama. Je m'occupais d'organiser les préparatifs sur le terrain et de coordonner des centaines de bénévoles qui venaient de partout à travers l'Europe.
Je n'oublierai jamais cette image, il y avait une mer de gens de toutes les couleurs, toutes les nationalités, tous brandissant des drapeaux américains. Ça a été l'une des choses les plus touchantes que je n’aie jamais vues.
L'autre moment que je n’oublierai jamais s'est produit le jour du scrutin. J'étais aux États-Unis et je travaillais comme bénévole dans un secteur à revenu très bas près de la frontière du Maryland et de Washington DC.
Lorsque je suis arrivée au bureau de vote à 6 h 30 le matin, il y avait une immense file d'Afro-Américains qui attendaient pour voter. Parmi eux, il y avait des personnes âgées et de jeunes hommes habillés en tenue hip-hop. Si je les avais croisés dans la rue, ma première pensée n'aurait pas été « ils sont en route pour voter ».
Comme je sortais de ma voiture, un vieux monsieur est sorti à côté de moi. Il avait au moins quatre-vingt-cinq ou quatre-vingt-dix ans. C'était un homme afro-américain vêtu de ses vêtements du dimanche et qui marchait à l'aide de sa canne. J'ai pris son bras pour l'aider à marcher et il me dit : « J'ai attendu ce jour toute ma vie, je veux donner mon vote à un homme noir. »
Je n'oublierai jamais cela, je me suis mise à pleurer. Il ne savait pas que je travaillais sur la campagne d'Obama, j'étais la seule blanche là-bas et il était si heureux et si ému qu'il a voulu partager ce moment de sa vie avec moi. Je suis moi-même émue d'en parler maintenant. Je n'oublierai jamais ce moment pour le reste de mes jours.

Daniela
said:
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... Les femmes et les idées qui changent le monde,l'Afrique qui gagne, merci pour cette nouvelle approche. Daniela France |
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Dr Patrice Bienvenu NGUE
said:
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... Mrs Reed had made history in World politics having been able to elect the first African American politician at the US White house. Should it be remind that he was facing serious contenders adversaries but that adversity was high of numerous candidates political agenda of hatred and discrimination against american minorities. And candidate Obama did very well in handling a political tehnical issue that most spin doctors in American politics will avoid in line of the politically correct and permissible rhetoric. Madam Reed, yes, uou did a first class job and on this one you deserve to be called the first lady of World spin doctors. But Madam, wait until we get yet one more term of an Obama mandate for change in US Washington politics to make it known to the world: YOU MADE THE WORLD LOOK A BRAND NEW WORLD OF REAL CHANGE. Congralutions for a job well done. Queen of spin doctors of the politically correct. Dr Patrice Bienvenu NGUE, 2008 Obama Biden International Committee, Founder and CEO, Democratic International Committee Forum, DNC; US Democratic Party longtime International activist. |
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d. Clautaire
said:
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... Au delà de la campagne du président Obama, il conviendrait de retenir que les femmes constituent une force incontournable dans tout système socio-politco-economique de part le monde. Jouront-elles toujours le second rôle ? Très malin est celui qui va se dévoiler. Ne sont-elles pas aptes et prêtes dans les jours à venir de modifier l'ordre du monde ? |
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